« J'abandonne, c'est trop dur »
Quand un enfant lâche son puzzle après deux minutes, faut-il y voir une crise de l'effort… ou un procès d'adultes ?
Comprendre
La scène est devenue banale : un cahier de maths refermé d'un claquement sec, un « j'abandonne, c'est trop dur » lancé avant même d'avoir essayé. Autour de la table, les adultes soupirent et reprennent en chœur les refrains du moment — « ils manquent de persévérance », « ils zappent tout ». L'effort, longtemps valeur cardinale de l'éducation, semble être devenu une langue étrangère.
Approfondir
Reste à savoir si ce constat décrit une réalité ou un fantasme générationnel : chaque époque, rappelait l'historien François Dosse, accuse sa jeunesse de mollesse. Avant de trancher, il faut donc suspendre le jugement et regarder ce que l'on appelle vraiment « effort » — geste répétitif imposé, ou engagement choisi ? La question reste ouverte.
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